Village et Patrimoine

Sarcenas est une commune de montagne verdoyante d’environ 220 habitants située sur les balcons sud du massif de la Chartreuse. Elle est membre du Parc naturel régional de la Chartreuse, et fait partie de Grenoble-Alpes Métropole constituée de 49 communes. La population connaît une croissance démographique soutenue supérieure à la moyenne du département, témoignage d’une certaine attractivité de la qualité de vie de son territoire avec son air pur et son environnement pastoral a toute proximité de la métropole de Grenoble. Près de 90 % de son parc de logement est d’ailleurs constitué de maisons individuelles.

Géographie et environnement

La commune est surplombée à l’est par le sommet de Chamechaude, montagne mythique parcourue par plus de 15 000 randonneurs le long de l’année et point culminant du du massif de la Chartreuse et à l’ouest par le sommet de la Pinéa. Entre ces 2 montagnes, le territoire forme un vallon qui s’étend de la clairière du Col de Porte au Nord jusqu’à la limite avec la commune de Quaix en Chartreuse sud.

75 % du territoire de 796 hectares s’étalant entre 897 et 2 082 m d’altitude est composée par la forêt, pentes boisées des sommets de Chamechaude et de la Pinéa couvertes par des forêts de résineux et de hêtres ; au nord la clairière du Col de Porte crée un espace de respiration au milieu des étendues boisées. Un seul ruisseau traverse le village : le ruisseau de Sarcenas.

Un village, plusieurs hameaux

Le Chef lieu

Le premier autour du chef-lieu, altitude 1 050 m, qui regroupent plusieurs édifices dont l’église Saint Barthélemy, l’ancienne et la nouvelle mairie et la salle d’animation rurale. Un projet de requalification du cœur du village avec la réalisation d’une place publique et l’aménagement de l’espace paysager est en cours.

La commune est composée de plusieurs hameaux, entourés de vastes prairies de fauche et pâtures montagnardes bien exposées à l’ouest.

Véritable balcon avec vue imprenable sur le massif du Vercors, le regard se pose plus bas sur la vallée de Grenoble nord qui scintille la nuit et plus haut sur les crêtes alignées de la chaîne de Belledonne.

  • Guilletière et la Guille : hameau principal sur le plateau
  • Gervais, blotti au pied de la Pinéa
  • Bonnetière, sis au pied du mont Ecoutou
  • Le Croz, hameau niché au pied de Chamechaude

Le Col de Porte

Le deuxième pôle se situe au Col de Porte, à 1 346 m d’altitude, il relie Sarcenas et le Sappey en Chartreuse au sud et Saint Pierre de Chartreuse au nord. Il est situé entre le Charmant Som au nord, très prisé des randonneurs et la Pinéa a l’ouest, et enfin Chamechaude à l’est.

Bien connu par les Grenoblois qui y ont fait pour la plupart leurs premiers pas à ski, ce domaine regroupe un panel d’activités touristiques et de loisirs 4 saisons. Vous trouverez des hébergements, des restaurants, une station nivo-météorologique depuis 1959, un domaine de ski de fond et une station de ski alpin.

Histoire & Patrimoine

Agriculture et Forêts

Sarcenas, petite commune de moyenne montagne, a toujours vécu de l’agriculture, bovins principalement, et de la sylviculture. En effet, ses forets fournissaient un bois de marine de très bonne qualité. La demande augmentant, les forêts les plus accessibles se sont épuisées aux 16ème et 18ème siècle. En 1903, 1910 et 1927 sont reconnus officiellement cinq agriculteurs sur la commune ; presque toutes les familles possédaient une vache et élevaient un cochon pour leur alimentation personnelle ; les produits agricoles étaient vendus régulièrement au marché de la place Saint André à Grenoble.

Artisanat et Industrie

Un moulin à eau est mentionné sur la carte de Cassini , sur le ruisseau de Sarcenas, entre le hameau du Croz et le quartier de l’église. Si on retrouve la trace d’un élément bâti à cet endroit, il n’en reste plus rien aujourd’hui.

En 1809, l’inventaire des moulins à farine, réalise par la Préfecture, comptabilise deux roues horizontales. Les meules proviennent des carrières de Berland et de Quaix. L’activité d’un moulin est attestée jusqu’au début des années 1930.

Les annuaires du début du siècle attestent également l’activité de deux scieries mécaniques en 1903. Il n’en reste plus qu’une en 1910 qui tourne toujours en 1920. Le débardage du bois était pratiqué par de nombreuses familles.

Ecole

Le plus grand édifice de la commune, reconstruit en 1884-1886, abritait l’ancienne école et l’ancienne mairie. Aujourd’hui les enfants de Sarcenas vont à l’école au Sappey en Chartreuse.

Châteaux, demeures, maisons fortes :

Au lieu-dit « le Château », une imposante bâtisse à l’écart de toute habitation est très bien conservée. Elle est signalée comme une gentilhommière dans la seconde moitié du 18e siècle et le lieu-dit en usage est alors « Brunet » du nom du propriétaire Sieur Brunet de Vence. Cette propriété lui appartient déjà en 1712 mais ruiné par la Révolution, il la cède à Chérubin Beyle, père de l’écrivain Stendhal le 1 Nivose An II (21 décembre 1783). Cet édifice aurait abrite un relais pour chevaux ; il faut préciser qu’il se trouve sur la route menant au monastère de la grande Chartreuse et a pu être une étape sur ce chemin au moment du rayonnement dudit monastère. Dominant le hameau central de la commune, où se trouve l’église, ce bâtiment qui a longtemps été un hôtel-restaurant, a déjà abrité un café et un hôtel dès la fin des années 30, comme en témoignent les inscriptions peintes sur les façades.

L’église

L’église de Sarcenas est attestée vers 1100 , dans le cartulaire de Saint Hughes, sous le vocable de Saint Barthelemy de Cercenas. Elle n’est signalée que comme église secondaire, ou chapelle, dépendant du prieuré de Saint Robert de Cornillon. Au cours du moyen-âge, elle devient église paroissiale. Elle est assortie d’une maison curiale, mais Sarcenas n’a plus de curé à demeure à partir de 1860 environ. Dès lors c’est celui du Sappey qui assure les messes.

Le père Genévrier Henri, curé de Sarcenas, au début du XXieme siecle, est acteur et auteur d’un texte sur les débuts du ski dans sa paroisse « Le prône du curé de Sarcenas sur les sports d’hiver » Imprimerie Brotel, Grenoble, 1908

Archéologie

Au col de Porte, un site préhistorique, attribué au mésolithique, a étérepéré en 1968 par Mr Malentant ; il s’agit d’une zone étendue d’industrie microlithique.
Le sentier du Col de Porte au Charmant Som a livré des vestiges de foyers, divers éclats, des nuclei et des lames pouvant correspondre à un atelier de débitage.

Fours, fontaines, travail à ferrer

D’autres éléments de patrimoine font l’objet d’une protection.
Il s’agit :

  • du four à pain et du travail à ferrer de Guilletière
  • de la fontaine de Gervais
  • du bâtiment de la cure (la mairie désormais)
  • de 2 granges typiques.

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